Salmiech 

son histoire, ses activités et curiosités

Un site pittoresque

au coeur de l'Aveyron

Salmiech 

commune rurale et dynamique

Salmiech, berceau de la route du sel

La route du Sel

Créée en 1984 par le maître-écuyer Jean-Yves Bonnet, la Route du Sel reprennait les trajets historiques du commerce du sel transporté des régions de productions vers notre terroir, soit de la petite Camargue puis à travers les garrigues, les collines et le plateau du Larzac jusqu'à Salmiech.

Durant toute sa jeunesse, le célèbre maître écuyer Jean-Yves Bonnet a arpenté les chemins de l'Histoire entre Salmiech, son fief aveyronnais, et les Saintes-Maries de la Mer. Il s'adonnait à ces randonnées en solitaire pour être au plus près de la nature ou pour s'évader avec des amis. En 1984, cet amoureux de la nature, fier de ses racines et de ses origines, décide alors de créer "La Route du Sel". Une façon de regarder vers l'avenir en empruntant les sentiers que ses ancêtres avaient déjà tracés.

Une histoire de routes

Malgré son relief difficile, le Rouergue, pays des Ruthènes, a été traversé très tôt par des routes importantes. A l'époque gallo-romaine, quatre grandes voies se rejoignaient à Segodunum (Rodez). L'une d'elle venait de Lyon à travers le pays des Gabales, une autre gagnait Bordeaux par Dinova (Cahors), capitale des Cadurques. Une troisième reliait Toulouse en passant par Albi. Enfin, une route rejoignait la voie domitienne (principale route de l'empire romain qui allait de l'Italie à l'Espagne) en passant par Condatomagos (Millau). C'est ce dernier axe qui était le plus important. Il reliait le Rouergue à la Narbonnaise. Les Ruthènes exportaient leurs minerais, les produits de l'élevage sans oublier les poteries de la Gaufresenque (à proximité de Milau) et recevaient en échange l'huile, le vin et... le sel, élément capital.

Le sel : trait d'union humain....

Le sel a pendant longtemps été un élément unificateur, pourvoyeur d'échanges entre la côte et l'arrière-pays. A travers un itinéraire qui nous plonge sur les traces des caravanes de muletiers qui faisaient commerce du sel, cette marchandise vitale, extraite des riches salins d'Aigues-Mortes, était transportée des rivages méditerranéens vers l'Auvergne et le Rouergat. Les habitants de ces contrées en faisaient l'acquisition en échange de leurs produits, en particulier de bois d'excellente qualité, que les caravanes acheminaient vers le sud pour la construction des bateaux.

... et économique

Au-delà de sa valeur symbolique et sacrée que l'on retrouve dans d'innombrales croyances, le sel était une denrée capitale dans le fonctionnement des sociétés. Bien plus qu'un simple assaisonnement c'était un élément de conservation indispensable que les hommes, s'ils n'en possédaient pas localement, étaient prêts à importer sans regarder à la dépense ni aux efforts nécessaires à son acheminement.

Les routes du sel, lointaines cousines de la célèbre "Route du Sel", par voies terrestres et maritimes, jalonnaient toute l'Europe et le bassin méditerranéen. Une de ces routes, restée célèbre, débutait dans les salins camarguais pour remonter vers l'Auvergne. Ces circulations importantes ont ainsi brassé les cultures et façonné l'histoire des régions traversées.

Les romains et le sel de la guerre

Sous l'administration romaine, la voie domitienne, qui reliait Rome à l'Espagne, communiquait avec une multitude de chemins du sel qui approvisionnaient l'arrière pays. Cette organisation étatique contrôlait la production et le commerce du sel. Elle assurait la communication dans les pays conquis. Les soldats romains recevaient une partie de leur solde en sel. C'est "le salarium" qui est à l'origine du mot salaire. Les "salarii", quant à eux, étaient des fonctionnaires chargés de la surveillance des routes.

Un impôt salé

Cette organisation efficace s'effondre avec la chute de l'empire romain. Les régions productrices tombent peu à peu sous l'égide des seigneurs, évêques, abbés locaux qui s'emploient à distribuer le sel sur un réseau qui se dégrade rapidement. La main-mise seigneuriale sur ce commerce très lucratif rend le sel moins bon marché que dans l'antiquité. Vint ensuite l'instauration d'un nouvel impôt, dont nous reparlerons : la gabelle. Le territoire royal est alors divisé en greniers à sels, juridictions spatiales qui assujettissent les sujets à l'impôt sur le sel, lequel assure une bonne partie des derniers de la couronne.

Cet impôt variant d'une province à l'autre favorise l'émergence d'une trafic entre les provinces et surtout l'apparition d'un "faux sel" que des "faux-sauniers", des contrebandiers, tentent périlleusement d'écouler. Ces derniers sont traqués jour et nuit par les "gabelous" douaniers excités par les récompenses et ayant tous les droits, y compris celui d'abattre un contrebandier.

En selle avec le sel

Sous quelque forme et à quelque époque que ce soit, les échanges entre la région méditerranéenne et le Rouergue ont toujours été intenses.

1985 "Un bébé est né" avec Jean-Yves Bonnet

C'est une année à marquer d'une pierre blanche. Blanche comme le sel. Cet "or blanc" qui donne tant de goût à la vie. Et c'est ce sel qui a donné naissance, un jour de 1985, à la désormais célèbre "Route du Sel".

Le père de cette randonnée est un amoureux de la nature : Jean-Yves Bonnet.

Il choisit d'honorer ses ancêtres, ceux qui, au Moyen-Age, empruntaient les chemins rocailleux pour rapporter le sel de Méditerrannée dans le Rouergue.

Dans cette aventure humaine, où le cheval et la nature sont rois, c'est l'Aveyron qui fait rimer sel avec soleil. Le soleil de Salmiech, terre natale de notre maître cavalier.

Pour cette première édition, nos randonneurs partiront donc de Salmiech en direction des salins d'Aigues-Mortes.

Retour aux sources du sel et début d'une longue histoire qui s'écrit encore aujourd'hui, plus de 20 ans après.

Et grâce à Jean-Yves, cavaliers, meneurs d'attelage, marcheurs, vététistes ou tout simplement aventuriers, deviennent le temps d'un été les chevaliers de "La Route du Sel".

D'après le Carnet de Route,

Le Meilleur de la Route Du Sel