Salmiech 

son histoire, ses activités et curiosités

Un site pittoresque

au coeur de l'Aveyron

Salmiech 

commune rurale et dynamique

Patrimoine

Patrimoine - Salmiech

A Peyrelevade

Dolmen, communément appelé "le champignon"

Deux hypothèses sont évoquées pour expliquer la formation du site.

D'abord scientifiquement, il s'agirait d'un chaos formé suite à une diaclase [épisode au cours duquel une roche se fend sans les parties disjointes s'éloignent l'une de l'autre (ne pas confondre avec la faille)]

Pour d'autres, il s'agirait d'un mégalithe, c'est à dire d'un assemblage rocheux édifié par la main de l'homme, afin de servir de lieu de culte ; Autel païen ou simple formation géologique, les deux possibilités restent envisageables.

Le cercle magique de Peyrelevade : Le Champignon se situe au coeur d'un fer à cheval entouré de végétation et il est coutume de dire qu'il suffit d'en faire le tour en silence (impératif !) en pensant très fort à un voeu pour qu'on le voit se réaliser.

Au coeur de Salmiech, le méandre du Céor

La rivière, en déblayant les roches tendres, a laissé intact un piton granitique en relief. 

Cette butte a été utilisée comme lieu stratégique pour la construction d'un château au VIIIème siècle. Il connut de nombreux propriétaires dont les célèbres barons de Landorre du XIIIe au XVe siècles, puis au XVIe la famille de François d'Estaing, évêque de Rodez.

Durant la deuxième moitié du XIXème siècle, sur cette même butte et à partir des ruines de l'ancien château féodal, les habitants du village construisirent contre la volonté de l'Evêque de Rodez, l'église de Salmiech (Saint Firmin), qui n'a jamais été consacrée. Elle abrite aujourd'hui le Musée de Charroi rural et de l'Artisanat local traditionnel, qui accueillera les visiteurs durant le week-end.

La légende de la croix miraculeuse

Selon cette légende, l'Evêque François d'Estaing qui se promenait par un jour de grand vent d'autan perdit son chapeau à cause d'une rafale. Il fut pris alors d'un mouvement de colère et en signe de pardon, il fit ériger une croix à cet endroi. Dans le village, on racontait alors que cette croix était miraculeuse et qu'elle se mettait à saigner si l'on tentait de la forger.

Le Puech des Fourques

La vie des Salmiechois fut étroitement subordonnée à celle des Seigneurs. Les habitants furent souvent les témoins de grandes réceptions et de nombreuses fêtes de cour. Quelques uns subirent toutefois la cruauté de certains barons.

En effet, Jean VI de Tubières, dernier propriétaire de château après le Landorre, fit de ce dernier une prison et dressa des fourches patibulaires, gibets, au Puech des Fourques.

En occitan, on désigne par le mot "Puech" une colline à pente douce, et c'est en effet sur la colline que l'on voit ci-contre que les exécutions se produisaient.

Dans l'église de Saint Amans la statue de Saint Eutrope

Eutrope est d'origine perse (l'actuel Iran). Fils du roi Xerxès, il fait le voyage de Palestine, attiré par la réputation de Jésus. Il assiste au miracle de la distribution des pains. Plus tard, il est présent lors de l'entrée du Christ à Jérusalem (le jour des Rameaux). Lorsque celui-ci est arrêté, il retourne dans son pays pour lever une armée et le secourir. Apprenant la mort du Christ avant d'y être parvenu, il fait massacrer tous les juifs de son pays.

Par la suite, il se joint aux Apôtres et aux premiers disciples et est parmi ceux qui partent évengéliser l'Europe. La tradition le fait arriver dans la barque qui dépose Marthe et Marie-Madeleine aux saintes-Maries-de-la-Mer.

Il aurait été le premier évêque d'Orange, avant de se rendre en Saintonge.

A peine arrivé à Saintes, dont il est là encore le premier évêque, il s'installe dans les quartiers pauvres et convertit hommes et femmes de tous milieux, et parmi eux la princesse Estelle, fille du gouverneur romain de la ville de Saintes.

Le père ne peut accepter que sa fille devienne chrétienne. Il lance contre Eutrope une meute de malandrins. L'évêque est lapidé. Une hache s'abat, ouvrant la tête du Saint martyr.

Estelle sera ensuite décapitée par son père, et son corps, recueilli par des disciples d'Eutrope, sera inhumé près de lui.

Quand, quelques siècles plus tard on voulut ouvrir le sarcophage du saint, on retrouva la trace du coup de hache qui l'avait tué. Deux des participants à cette exhumation eurent, la nuit suivant, une vision où Eutrope leur apparut pour leur dire : "cette cicatrice que vous avez vue sur ma tête, c'est le coup de hache qui m'a fait matyr".

Autre fait récent celui-là, et que l'on peut lire comme un signe, la statue de saint Eutrope intronisée aujourd'hui dans notre église, a été sculptée dans un tronc très sec de noyer, coupé il y a quinze ans. Dès que la tête du martyr a été façonnée, elle s'est éclatée à l'endroit même où la hache avait frappé.

Ce saint a été reconnu par nos ancêtres comme guérisseur. On sait qu'il faisait des miracles ici même, en notre pays. Son nom - Eutrope - Estropi-nous dit qu'il faisait marcher les estropiés.

Il nous a semblé qu'il fallait -ici- rétablir, dans un geste de mémoire, la fidélité au culte de saint Eutrope.

A l'exemple de Jésus, il a prononcé ici les mêmes paroles de consolation, de santé et de vie "prends ton grabat et marche". Il a soutenu la foi et l'espèrance d'un pays qui se confiait à lui.

Par les faveurs qu'il a accordées à certains et par sa protection, il a surtout été le signe de la présence agissante de Dieu en tout homme, femme, enfant, quels qu'ils soient, et le signe de la présence agissante de Dieu dans le monde et dans la vie du monde.

Extrait de la revue "sauvegarde du Rouergue" n°87, publiée en 2005.

Photo René Théron

DES OEUVRES CLASSEES  !

 

A l'église Carcenac Salmiech :

Héritière de l'ancienne Carutianacum construit autour de domaine d'un certain Carutianus. La prieuré fût relié au chapitre de Rodez en 1281. L'église, construite au XVIème siècle, possède un clocher de type flamand très rare en Aveyron. Elle dispose d'une Vierge à l'Enfant provenant de l'abbaye de Bonnecombe datant du XVème siècle, et d'une mise tombeau du XVIème siècle "emprunté" à l'église des Cordeliers à Rodez par Hippolyte de Barrau (un important historien du Rouergue).

Le château appartenant à la famille de Barrau dut détruit en 1793.

- une vierge à l'enfant du 15 ème siècle

- une mise au tombeau du 16 ème siècle

- une statue de Louis d'Anjou du 16 ème siècle

Pour plus d'informations : http://www.patrimoine-levezou.com/eglise-de-carcenac-salmiech.html

 

A Carcenac

Titre : Groupement de piété

Auteur : Atelier Biron (?)

Nature : Ronde -bosse

Datation : Début XVIème siècle (?)

Matériau : Pierre calcaire polychrome

Dimensions : Hauteur : env. 1,20 m       Largeur : env. 2,00 m       Profondeur : env. 1,00 m

 

 A l'église de Saint Amans Salmiech :

- une piscine du début du christianisme 

- Eglise paroissiale, elle a appartenu à Vabres au début du Xème puis au Vicomte de Millau en 937 puis à Saint-Victor de Marseille en 1061. 

 

Photo : Brian Price

Au Musée du Charroi Rural :

- une cloche de 1538 au clocher de St Firmin

- Eglise Saint-Firmin : Fondée en 1455, elle fut reconstruite sur l'emplacement du chateau détruit en 1860. Depuis plusieurs années, elle héberge le musée du charroi rural. Elle possède une cloche remarquable.

http://www.musee-charroi-rural-salmiech.fr/

Photo : Christophe Breschi